Bruxelles, le 24 juillet 2026 – COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Moniteur belge de ce 24 juillet publie la modification de l’article 195 de la Constitution qui organise la procédure de révision de la Charte fondamentale. Ceci n’est pas anodin et prouve que le MR et les Engagés ont capitulé devant la NVA en matière institutionnelle.
Pour arriver à supprimer le Sénat, la majorité fédérale a conçu une entourloupe constitutionnelle qui permet de réviser tout article de la Constitution par la seule révision de l’article 195.
La suppression du Sénat signifiera la fin du fédéralisme belge : il n’est pas de fédéralisme équilibré sans qu’une des Chambres parlementaires soit constituée sur la base de la représentation des 3 Communautés et des 3 Régions, en garantissant l’équilibre linguistique entre Francophones et Flamands.
En renonçant à cette exigence historique des partis francophones, MR et Engagés permettent à la NVA, soutenue par le Vlaams Belang et la quasi-totalité des partis flamands, d’engranger une victoire institutionnelle substantielle.
Plutôt que de supprimer le Sénat, il faut lui redonner des compétences réelles, notamment pour un dialogue plus construit avec des citoyens, favorisant ainsi la démocratie participative.
Sous le fallacieux prétexte de réaliser des économies budgétaires – alors qu’il y a bien d’autres dépenses publiques à comprimer au niveau fédéral, à commencer par la suppression des cabinets ministériels pour redonner tout son rôle à la fonction publique, comme le préconise lib.res -, MR et Engagés conduisent le pays sur la voie du confédéralisme, l’antichambre du séparatisme.
Pour lib.res, il faut tirer les leçons de cette capitulation du MR et des Engagés et organiser l’unité des francophones sur la base d’une union plus étroite de la Wallonie et de Bruxelles en réorganisant en profondeur la Fédération Wallonie-Bruxelles avec laquelle la Région wallonne et la Commission francophone de Bruxelles doivent fusionner. Ainsi, les institutions francophones gagneront en efficacité par des politiques mieux coordonnées et une simplification des pouvoirs de décision : un seul gouvernement et un seul parlement pour l’ensemble des francophones. C’est la condition pour équilibrer le rapport de force entre les deux grandes communautés du pays.


