Le 13 septembre 2026 – COMMUNIQUE DE PRESSE
Binhôme est une société de logements sociaux à Uccle et Ixelles. La désignation de sa future direction générale tourne au véritable feuilleton politique.
Après une procédure de recrutement marquée par les interventions partisanes et les rivalités entre les représentants du PS, du MR et d’Ecolo, le conseil d’administration a décidé, en juillet dernier, de tout annuler. Coût estimé de l’opération annulée : près de 50 000 euros !
Après cette annulation, le président du conseil d’administration, Emmanuel De Bock (MR), annonçait le lancement d’une nouvelle procédure « dans les semaines à venir ». Près de deux mois plus tard, aucun calendrier public, aucun nouvel appel à candidatures et aucune explication n’ont été communiqués, alors que l’actuelle directrice générale doit quitter ses fonctions à la fin de l’année.
Où est la transparence ? Où est le calendrier ? Et surtout, qui pilote réellement BinHôme ?
Autre question dérangeante sur le plan éthique : l’actuelle directrice générale de BinHôme occupe toujours un logement appartenant au parc de logements sociaux de l’organisme qu’elle dirige, logement qu’elle occupe depuis plusieurs décennies. BinHôme affirme qu’elle paie le loyer maximal prévu.
Cette réponse ne suffit pas à épuiser la question. Il ne s’agit pas de contester les droits légalement acquis d’une locataire, mais de vérifier si une telle situation est compatible avec les exigences d’exemplarité, de prévention des conflits d’intérêts et de bonne utilisation du patrimoine social dans une Région où plus de 55 000 ménages étaient officiellement inscrits sur une liste d’attente au début de 2025.
Le MR doit donc être cohérent, exiger toute la transparence à BinHôme et ne peut se défausser de ses responsabilités.
Rappelons que c’est justement au nom de la bonne gouvernance dans le logement social que le président du MR a fait bloquer 131 millions d’euros destinés à la SLRB, au risque de mettre en péril toutes les sociétés de logements sociaux bruxelloises, y compris celles qui sont correctement gérées.
La bonne gouvernance vaut pour tous.
lib.res exige la transparence des recrutements, la fin des arrangements politiques, le contrôle effectif des organismes publics et l’exemplarité dans l’utilisation du parc de logements sociaux.
Le député régional Fabian Maingain ne manquera pas d’interpeller le gouvernement bruxellois sur ces questions.



