La « révision » des critères de fermeture de bureaux de poste : la Wallonie une nouvelle fois sacrifiée pour satisfaire les exigences flamandes

9 septembre 2026

Le 9 septembre 2026 – COMMUNIQUE DE PRESSE

La nouvelle version des critères de fermeture des bureaux de poste proposée par la ministre (Engagés) des Entreprises publiques Vanessa Matz ne relève pas d’une rationalisation économique objective, mais bien d’une manœuvre politique grossière destinée à calmer le mécontentement de la Flandre, au détriment direct des citoyens wallons.

Alors que le plan initial prévoyait la fermeture de 26 bureaux au nord du pays sur la base de critères bien définis, la pression politique flamande a immédiatement fait plier la ministre Matz. Sous couvert d’une « réévaluation des services rendus », les critères ont été magiquement réorientés pour transférer une partie de la facture sociale et territoriale vers la Wallonie. Résultat : la Wallonie voit son tribut grimper à 12 bureaux fermés, subissant de plein fouet une clé de répartition purement politique.

Ce tour de passe-passe s’appuie sur des critères biaisés de « fréquentation », qui ignorent délibérément la réalité géographique de la Wallonie. En pénalisant les bureaux à plus faible densité démographique, le gouvernement organise l’abandon de nos zones rurales et semi-rurales, là où les services publics sont pourtant le dernier rempart contre l’isolement. Avec la complicité des ministres francophones du gouvernement.

Un copier-coller du démantèlement de la SNCB
Cette manipulation des chiffres rappelle une méthode tristement célèbre et déjà éprouvée par le passé : celle de la suppression des « petites » gares wallonnes. Le scénario reste le même :

  1. On organise d’abord le déclin d’un service public en réduisant ses heures d’ouverture et ses investissements.
  2. On constate ensuite une baisse de fréquentation à l’aide de statistiques orientées.
  3. On décrète enfin la fermeture définitive au nom de la rentabilité.

Hier les gares, aujourd’hui les bureaux de poste. À chaque restructuration fédérale, la Wallonie sert de variable d’ajustement pour satisfaire les exigences flamandes.

lib.res dénonce avec la plus grande fermeté cette politique du deux poids, deux mesures qui sacrifie l’équité territoriale. Les citoyens wallons ne sont pas des usagers de seconde zone. Nous exigeons un gel immédiat de ce plan de fermeture et le maintien d’un véritable service postal de proximité, accessible à tous, indépendamment du code postal.