Bruxelles, le 24 août 2026 – COMMUNIQUE DE PRESSE
Le député Fabian MAINGAIN propose au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles la mise en place d’une commission spéciale pour évaluer les conséquences de la baisse de la natalité sur l’organisation et l’offre scolaire.
En cette période de rentrée scolaire, lib.res demande au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et plus particulièrement à la ministre Glatigny de suspendre l’exécution des mesures reprises dans le décret Programme pour créer les conditions d’un véritable dialogue avec l’ensemble des partenaires de la communauté éducative.
lib.res ne peut accepter que la ministre n’ouvre pas un réel espace de dialogue en s’enfermant dans sa logique strictement budgétaire sans considération pour le travail pédagogique des enseignants, des directions et de tous les partenaires du monde de l’enseignement. La ministre n’a qu’une vision comptable.
Pour Fabian Maingain, « On ne peut pas demander aux enseignants de faire toujours plus avec toujours moins, sans s’interroger sur la manière dont l’école doit évoluer ».
« Le gouvernement doit rouvrir un véritable espace de dialogue sur les mesures qui suscitent aujourd’hui l’inquiétude dans les écoles. Une politique éducative ne peut pas être pensée uniquement à travers une colonne de dépenses et une colonne d’économies. Elle doit partir des réalités pédagogiques, humaines et démographiques de nos écoles. »
Pour lib.res, la réflexion sur l’avenir de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles doit prendre en compte des éléments essentiels, fort peu évoqués par les responsables politique juqu’à présent :
– la nette diminution de la population scolaire qui, selon les prévisions d’ici à 2029, signifiera quelque 40.000 enfants de moins dans les classes maternelles par rapport à 2015 ( 144.000 en 2029) et quelque 30.000 de moins dans les classes primaires par rapport à 2018 ( 292.000 en 2029). Cette diminution se répercutera dans les classes de l’enseignement secondaire dans les années 2030.
– la réorganisation de l’offre scolaire par des regroupements d’écoles et/ou de pouvoirs organisateurs.
C’est en repensant la structure de l’offre scolaire pour un meilleur accompagnement des élèves et une plus grande adéquation entre le nombre d’enseignants et le nombre d’élèves que la Fédération Wallonie-Bruxelles pourra dégager des moyens pour une pédagogie de l’exigence avec un taux de réussite plus élevé des élèves. C’est par une gestion plus optimale des bâtiments scolaires, des équipements et des matériels pédagogiques que certaines économies structurelles pourraient être obtenues, tout en offrant de meilleures conditions de travail aux équipes pédagogiques et d’apprentissage aux élèves.
« Moins d’élèves ne doit pas signifier moins d’ambition pour l’école. Au contraire. La diminution démographique doit nous permettre de repenser l’organisation du système afin de consacrer davantage de moyens à ce qui fait la qualité de l’enseignement : l’accompagnement des élèves, la lutte contre le décrochage, la pédagogie, la remédiation et les conditions de travail des enseignants », poursuit Fabian Maingain.
lib.res déplore que la ministre et le gouvernement ne proposent aucune mesure d’accompagnement pour tenir compte de ces évolutions fondamentales.
Le député Fabian MAINGAIN déposera dans les prochains jours une proposition de mise en place d’une commission spéciale pour que le Parlement de la Fédération se substitue au gouvernement défaillant et poursuive avec l’ensemble des partenaires du monde éducatif l’élaboration de propositions pour répondre à ces enjeux.



