Les images concernant l’abattoir d’Ath suscitent à juste titre l’indignation et l’écoeurement. Des animaux y auraient subi des souffrances intolérables, en totale contradiction avec les règles les plus élémentaires de protection animale.
Aucune considération économique, aucune contrainte organisationnelle, aucune habitude professionnelle ne peuvent justifier la maltraitance d’un être vivant. Lorsqu’un animal est conduit à l’abattoir, la loi impose des procédures strictes pour limiter au maximum ses souffrances. Il s’agit d’une obligation morale et légale absolue.
Si les faits dénoncés sont confirmés, nous sommes face à des actes d’une gravité exceptionnelle.
Au nom de lib.res, Colette FINFE (porte-parole du parti pour le bien-être animal) et Michael VIVIER (membre du parti en Wallonie picarde) demandent que toute la lumière soit faite sur ces agissements. Les responsabilités doivent être établies à tous les niveaux. Les auteurs directs de ces actes, mais également toute personne qui aurait fermé les yeux sur ces pratiques ou manqué à son devoir de contrôle, devront répondre de leurs actes. L’impunité n’est pas une option. Notre société ne peut tolérer que des comportements aussi cruels demeurent sans conséquences exemplaires.
Dans l’attente des conclusions de l’enquête, lib.res demande également la fermeture immédiate et à titre conservatoire de l’abattoir concerné. Si les faits dénoncés sont confirmés, cette fermeture devra être maintenue aussi longtemps que les conditions nécessaires au strict respect de la législation et du bien-être animal ne seront pas réunies.
Au-delà de ce dossier, cette affaire doit inciter à renforcer les contrôles, à améliorer la transparence dans les abattoirs, à garantir la présence effective de mécanismes de surveillance indépendants et à faire du bien-être animal une priorité non négociable.
Le respect dû aux animaux n’est ni un luxe ni une préoccupation secondaire.



