Commission d’enquête sur le Foyer Anderlechtois : la majorité réduit encore le contrôle démocratique en excluant lib.res

9 juin 2026

Bruxelles, le 8 juin 2026

lib.res dénonce avec la plus grande fermeté la décision de la majorité de refuser la participation du député Fabian Maingain aux travaux de la commission d’enquête parlementaire relative aux soupçons de fraudes et d’irrégularités au sein du Foyer Anderlechtois.

Cette décision est d’autant plus incompréhensible que lib.res figure parmi les premières formations politiques à avoir demandé officiellement la création d’une commission d’enquête parlementaire sur cette affaire. Notre mouvement a déposé et cosigné un texte visant à faire toute la lumière sur des faits dont la gravité justifie pleinement l’exercice des pouvoirs d’enquête du Parlement.

Après avoir déjà vidé partiellement la commission de sa substance en réduisant son champ d’investigation et en limitant fortement sa durée de travail, la majorité franchit aujourd’hui une nouvelle étape en réduisant la capacité de contrôle du Parlement lui-même.

Alors que les citoyens attendent de leurs représentants qu’ils fassent toute la lumière sur les soupçons d’ingérence, de favoritisme et de dysfonctionnements révélés au Foyer Anderlechtois, la majorité choisit au contraire de restreindre le nombre de parlementaires pouvant participer directement à ce travail de contrôle.

Cette décision est d’autant plus paradoxale que, lorsqu’il s’agit d’organiser ses propres travaux, la majorité n’hésite pas à faire preuve de souplesse dans l’interprétation du règlement d’ordre intérieur afin de permettre la désignation de rapporteurs supplémentaires. Mais lorsqu’un député de l’opposition souhaite contribuer au contrôle démocratique d’un dossier aussi sensible, cette même majorité oppose soudainement une lecture restrictive des règles.

Nous refusons cette logique du « contrôle à géométrie variable ».

Une commission d’enquête parlementaire n’appartient ni à une majorité ni à une opposition. Elle appartient au Parlement tout entier et doit permettre l’exercice du contrôle démocratique dans les conditions les plus larges possibles.

En refusant d’élargir la participation à un parlementaire supplémentaire volontaire pour contribuer aux travaux, la majorité envoie un signal préoccupant : celui d’une volonté de limiter le pluralisme des regards et la capacité de contrôle de l’opposition sur une affaire qui touche pourtant à la confiance des citoyens dans les institutions publiques.

Pour Fabian Maingain, député lib.res :

« Après avoir réduit le périmètre de la commission et limité sa durée, la majorité choisit aujourd’hui de limiter également le nombre de parlementaires chargés d’exercer le contrôle démocratique. Ce n’est pas ainsi que l’on restaure la confiance des citoyens. Quand il s’agit de faire la lumière sur des soupçons aussi graves, il faudrait davantage de transparence, davantage de contrôle et davantage de pluralisme, pas l’inverse. »