LEZ à Bruxelles : sortons du théâtre politique

22 janvier 2026

Changer les règles en pleine route, promettre l’impossible ou souffler le chaud et le froid : depuis plusieurs semaines, le débat sur la Zone de basses émissions s’éloigne de l’essentiel. La LEZ touche directement à votre santé, à la sécurité juridique et à la justice sociale. Lib.res refuse ce jeu-là.

Une politique de santé publique, avant tout
La LEZ répond à un objectif clair : améliorer la qualité de l’air et protéger la santé des Bruxellois. Les chiffres le confirment. Entre 2018 et fin 2024, les émissions de NOx liées au trafic ont baissé de 55 %. Les concentrations de NO₂ passent désormais sous les normes légales. Aujourd’hui, 99,3 % des véhicules qui circulent à Bruxelles respectent les règles.

Mais l’air pollué continue de tuer. Chaque année, il provoque encore 298 décès prématurés liés aux particules fines, 144 liés au NO₂ et 175 liés à l’ozone. Reculer sur la LEZ, c’est accepter plus de maladies, plus d’inégalités environnementales et moins de protection pour les plus vulnérables.

2024 : une confusion juridique à ne pas répéter
À l’automne 2024, un calendrier modifié à la hâte a semé le trouble. Le Conseil d’État avait pourtant averti. La Cour constitutionnelle a ensuite annulé le texte fraichement voté. Résultat : incompréhension pour les citoyens, perte de confiance et retour à la case départ.

Lib.res tire une leçon simple de cet épisode. Toute réforme de la LEZ doit reposer sur une base juridique solide et passer par un avis du Conseil d’État. Pas de raccourci. Pas d’improvisation.

Des propositions concrètes pour sortir du blocage
Lib.res défend une LEZ efficace et juste. Cela passe par des mesures équilibrées et compréhensibles :

  • fixer le coût du pass journalier à 20 €, un montant accessible et cohérent ;
  • autoriser jusqu’à 52 pass par an, soit un par semaine, pour des usages ponctuels légitimes ;
  • prévoir des dérogations ciblées pour les patients sous traitement médical, les professionnels des soins de santé, les métiers essentiels et les indépendants utilisant un véhicule utilitaire ;
  • créer un pass journalier gratuit pour les rendez-vous médicaux ;
  • réformer la prime Bruxell’Air, aujourd’hui peu efficace, afin de la rendre plus simple, plus rapide et mieux calibrée.

Cohérence plutôt que posture
Lib.res ne soutiendra aucun texte qui ne respecte pas trois critères clairs : la santé publique, la sécurité juridique et la justice sociale. La LEZ n’est pas une punition. C’est un outil de santé publique. Mais elle exige rigueur, prévisibilité et équité.

Lib.res appelle à reprendre le travail sérieusement, sur des bases juridiques solides, avec des mesures réellement utiles aux citoyens.